vendredi 1 janvier 2016

2000


Jeudi 21 décembre, 1h30 du matin
Premières fêtes de fin d’année, depuis bien longtemps (et premières de ma propre initiative), où je ne mettrai pas les pieds au château. Un signe ? Sans aucun doute de la distance prise de part et d’autre. J’ai récupéré les stocks MVVF chez l’ELAH, et dès la semaine prochaine je renvoie le tout (avec les exemplaires chez moi) dans le nord. L’autonomie mentale dans l’exil sera alors vraiment accompli. Le vivotage qui s’en suivra me reviendra totalement. Toutefois, et curieusement, je ne me sens pas encore prêt pour faire la part des choses dans ce détachement accentué : un rejet d’une forme de vie incompatible avec mon goût pour un retrait de tout, une espèce de désengagement moral.

Si le premier tome de ce Journal n’est en fait pas publié, contrairement à la promesse de Heïm, ce sera sans doute pour moi l’amorce d’un changement de cap littéraire : plus de zone préservée de toute critique. Quitte à rejoindre la clandestinité absolue, autant qu’elle me permette un abordage tous azimuts sans concession, sans faux-semblant illusoire. Je n’aurais alors plus aucun intérêt général à défendre. Même ma sécurité, je m’en contrefoutrais. Voilà au seuil de quoi je suis...

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